
Suite du précédent épisode de « Dieu sera Web ! »..
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8 - « Léon »
Je viens donc à peine de faire mon choix qu’un nouveau DG nous est donné chez UWellCom ! Celui qui flingue sur l’Intranet, vous vous rappelez ? 1M94, plus du quintal. On sent qu’il aimerait terrifier par sa seule apparence. Ce qui le rend presque touchant. Il se présente à nous avec ces mots « On me surnomme Léon » ; chacun a en mémoire le film où Jean Réno joue nettoyeur, lisez : tueur à gage..
Frimas dans les cœurs. Coup de vent sur les nuques. Quelles têtes vont-elles tomber ? Moment de flottement dans les regards. Qui va trahir qui ?
Xérès, si on le compare à Jacques Jack, très grand lui aussi mais sec comme un hareng. Xérès fait cow boy de seconde génération. Le premier (Jacques) inventait les parcours des bêtes à transhumer d’un océan à l’autre. Xérès balise les haltes de péages… Il fertilise l’héroïsme.
Le créateur est passé entre les flèches de tribus innombrables, songez, d’ouest en est : les Chickasaw, les Seminoles, les Cherokee, les Blackfeet, les Cheyennes, les Sioux, les Pawnee, les Comanches, les Crows, les Nez Percés, les Yakima, les Cayuse, les Wenatchee les Shoshone, les Ute, les Paiute les Yurok, les Salina, les Kawaiisu. Pour finir avec celles qu’il préférait affronter, presque arrivé devant l’Océan Pacifique : les Mohave et les Apache, les Kiowa, et les Navajo, les Hopi, et les Yuma.. Que de massacres pour y parvenir !!!!!
Il a roulé sa couverture au pied d’un arbre le soir. Pour qu’au matin la rosée ne lui glace les os. Il a tendu l’oreille aux hurlements des hyènes, Jack Jack, inventeur et cruel.
Xérès surgit à un moment de l’histoire où les bisons se font plus rares que les saloons. Où les plumes de Jéronimo posent pour la gloire, oui, mais accrochées au mur..
Il aura donc à fructifier l’aventure qu’il n’a pas vécue, Xérès. Ce qui faisait le ventre plat de Jacques Jack était la méharée. Ce qui rebondit de lard exquis celui de Xérès ce sont ses noces de gosse arrivé au monde avec sa petite cuillère aux lèvres en argent, une rue qui porte son nom, une famille qui y plastronne depuis deux cents ans. En faisant descendre les poubelles par des bonnes.
Heureusement nous sommes à Marseille. Ce pourquoi il reste en lui quelque chose du bandeau sur l’œil. Les défis d’homme lui font regret. Le risque. La fureur. La sueur de l’étreinte lorsque l’on se bat avec un chacal (« On avait dit : pas les griffes ! »). L’eau brûlante versée dans un tonneau où il serait nu. Après deux semaines à convoyer puant dix mille têtes dans la pampa. Eau versée tout à l’heure par une belle aux seins érectiles et au bras gauche court.
— Court ? Demande Fond de fût.
— Je veux dire invisible sous les bulles..
— Et sa voix t’inspire quoi ? s’enquiert Pied de Vigne.
Parfois du bedon, une retenue avant de gerber. Trop mangé. Trop facile de donner les baffes. Buerk ! Dans ces cas là on se demande s’il ne va pas roter gras. Péter lourd. On entend un rien qui s’emmerde aussi.
Même si un beaucoup qui darde est perceptible. Mais engoncé par trop d’intelligence apprise. Pas assez d’inattendu dans sa vie quotidienne, de véritables surprises. Et non seulement celles de changements de hub pour des meetings que l’on déplace sur l’agenda jusqu’au dernier péage du « pourquoi faire ? ».
Oui, j’entends parfois comme un empêchement agacé à commencer sa vie de jeune homme avec des fragrances passées dans l’air sépia autour de soi. Une anémie graisseuse de l’esprit familial qui fait une pâteuse émulsion avec des envies d’aventures.
Mélange de satiété et de courage en fin de parcours à la cour. Désir d’exister, lorsqu’on porte un nom de rue près d’un port qui ne fut pas canotier, mais flibustier !
Si Xérès avait pratiqué le rugby, il aurait fait partie de ces joueurs un peu « connards ». C'est-à-dire mauvais perdants, passionnés, plutôt méchants, sans lesquels aucune équipe ne gagne. J’apprécie ces moments où le couillu s’empare chez lui du parvenu.
De temps en temps, d’ailleurs, il se lâche : « Pow ! Pow ! Pow ! » Son naturel forban lui remonte aux bretelles. Les coups de colt entendus au début du livre secouent sa pétole (période sans vents et où en mer on s’emmerde)..
Et, puisque j’évoque l’Intranet de la boite, vous savez ce que je viens d’y lire ?
— Tu vas nous le dire..
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À la semaine prochaine ?
Jean Sébastien Loygue
http://www.loygue.com/
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Autres blogs :
http://jsloygue.blogspot.com/ - Web vision
http://jsloygue.blogsudouest.com/ - Brèves du Sud
http://jeansebastienloygue.blogs.courrierinternational.com/ - Croquis
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Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_S%C3%A9bastien_Loygue
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Je viens donc à peine de faire mon choix qu’un nouveau DG nous est donné chez UWellCom ! Celui qui flingue sur l’Intranet, vous vous rappelez ? 1M94, plus du quintal. On sent qu’il aimerait terrifier par sa seule apparence. Ce qui le rend presque touchant. Il se présente à nous avec ces mots « On me surnomme Léon » ; chacun a en mémoire le film où Jean Réno joue nettoyeur, lisez : tueur à gage..
Frimas dans les cœurs. Coup de vent sur les nuques. Quelles têtes vont-elles tomber ? Moment de flottement dans les regards. Qui va trahir qui ?
Xérès, si on le compare à Jacques Jack, très grand lui aussi mais sec comme un hareng. Xérès fait cow boy de seconde génération. Le premier (Jacques) inventait les parcours des bêtes à transhumer d’un océan à l’autre. Xérès balise les haltes de péages… Il fertilise l’héroïsme.
Le créateur est passé entre les flèches de tribus innombrables, songez, d’ouest en est : les Chickasaw, les Seminoles, les Cherokee, les Blackfeet, les Cheyennes, les Sioux, les Pawnee, les Comanches, les Crows, les Nez Percés, les Yakima, les Cayuse, les Wenatchee les Shoshone, les Ute, les Paiute les Yurok, les Salina, les Kawaiisu. Pour finir avec celles qu’il préférait affronter, presque arrivé devant l’Océan Pacifique : les Mohave et les Apache, les Kiowa, et les Navajo, les Hopi, et les Yuma.. Que de massacres pour y parvenir !!!!!
Il a roulé sa couverture au pied d’un arbre le soir. Pour qu’au matin la rosée ne lui glace les os. Il a tendu l’oreille aux hurlements des hyènes, Jack Jack, inventeur et cruel.
Xérès surgit à un moment de l’histoire où les bisons se font plus rares que les saloons. Où les plumes de Jéronimo posent pour la gloire, oui, mais accrochées au mur..
Il aura donc à fructifier l’aventure qu’il n’a pas vécue, Xérès. Ce qui faisait le ventre plat de Jacques Jack était la méharée. Ce qui rebondit de lard exquis celui de Xérès ce sont ses noces de gosse arrivé au monde avec sa petite cuillère aux lèvres en argent, une rue qui porte son nom, une famille qui y plastronne depuis deux cents ans. En faisant descendre les poubelles par des bonnes.
Heureusement nous sommes à Marseille. Ce pourquoi il reste en lui quelque chose du bandeau sur l’œil. Les défis d’homme lui font regret. Le risque. La fureur. La sueur de l’étreinte lorsque l’on se bat avec un chacal (« On avait dit : pas les griffes ! »). L’eau brûlante versée dans un tonneau où il serait nu. Après deux semaines à convoyer puant dix mille têtes dans la pampa. Eau versée tout à l’heure par une belle aux seins érectiles et au bras gauche court.
— Court ? Demande Fond de fût.
— Je veux dire invisible sous les bulles..
— Et sa voix t’inspire quoi ? s’enquiert Pied de Vigne.
Parfois du bedon, une retenue avant de gerber. Trop mangé. Trop facile de donner les baffes. Buerk ! Dans ces cas là on se demande s’il ne va pas roter gras. Péter lourd. On entend un rien qui s’emmerde aussi.
Même si un beaucoup qui darde est perceptible. Mais engoncé par trop d’intelligence apprise. Pas assez d’inattendu dans sa vie quotidienne, de véritables surprises. Et non seulement celles de changements de hub pour des meetings que l’on déplace sur l’agenda jusqu’au dernier péage du « pourquoi faire ? ».
Oui, j’entends parfois comme un empêchement agacé à commencer sa vie de jeune homme avec des fragrances passées dans l’air sépia autour de soi. Une anémie graisseuse de l’esprit familial qui fait une pâteuse émulsion avec des envies d’aventures.
Mélange de satiété et de courage en fin de parcours à la cour. Désir d’exister, lorsqu’on porte un nom de rue près d’un port qui ne fut pas canotier, mais flibustier !
Si Xérès avait pratiqué le rugby, il aurait fait partie de ces joueurs un peu « connards ». C'est-à-dire mauvais perdants, passionnés, plutôt méchants, sans lesquels aucune équipe ne gagne. J’apprécie ces moments où le couillu s’empare chez lui du parvenu.
De temps en temps, d’ailleurs, il se lâche : « Pow ! Pow ! Pow ! » Son naturel forban lui remonte aux bretelles. Les coups de colt entendus au début du livre secouent sa pétole (période sans vents et où en mer on s’emmerde)..
Et, puisque j’évoque l’Intranet de la boite, vous savez ce que je viens d’y lire ?
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Jean Sébastien Loygue
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